En Région wallonne, le climat est tempéré et l’eau est relativement abondante : les précipitations sont d’environ 700 à 1000 mm par an en moyenne. La Wallonie est donc un pays vert, où l’eau est disponible.

L’eau y a été utilisée, depuis des siècles, pour le développement de l’activité économique.

Dès le 16e siècle, l’industrie wallonne utilise l’énergie hydraulique, notamment à plusieurs étapes de la fabrication du fer, pour actionner les soufflets des hauts-fourneaux, alimentés alors au charbon de bois.

L’énergie hydraulique sert également pour actionner les laminoirs, les machines de fabrication d’armes et d’outils, ainsi que les scieries de bois, les moulins à grain et les fouleries.

Les ingénieurs apprennent à estimer les pentes et les chutes, à construire des écluses et des bassins de retenue. Des canaux sont creusés pour faciliter le transport des marchandises.

Au 17e siècle, les ingénieurs liégeois développent les premières machines hydrauliques qui permettent d’élever l’eau. Un exemple est la machine de Modave, qui élevait l’eau du fleuve Meuse pour alimenter des adductions d’eau, des fontaines et des jeux d’eau. La machine la plus célèbre est toutefois la machine de Marly, construite entre 1681 et 1684 par le wallon Renkin Sualem pour approvisionner le château de Versailles, ses jardins et ses fontaines. Elle passait alors pour la 8e merveille du monde et symbolisait le savoir-faire des ingénieurs wallons.

La mise au point de ces techniques de pompage de l’eau a permis la généralisation de l’exhaure, ce qui a rendu possible l’exploitation des mines et des carrières.

La distribution d’eau pour la population se fait au 17e siècle à partir de fontaines publiques. Le métier de porteur d’eau a ainsi vu le jour.

Ensuite, les pompes et les adductions d’eau ont permis d’apporter l’eau de distribution dans les villes jusqu’aux maisons d’habitation.

Toutes ces techniques ont ensuite évolué très rapidement.

Aujourd’hui, la distribution d’eau à la population est régulée par ordinateur, au départ des sources d’eau souterraines (80%) et des eaux de surface, rivières et barrages (20%).

 

Aujourd’hui, en Région wallonne, les entreprises utilisent l’eau de façon parcimonieuse, le plus souvent en circuit fermé. La même eau peut être utilisée plus de 20 fois successivement dans divers processus industriels, ce qui est un gage d’éco-efficacité. La promotion de la voie d’eau comme moyen de transport fait appel à des arguments environnementaux. Les travaux de démergement améliorent la protection contre les inondations.

 

Aujourd’hui, la préoccupation est surtout la protection de l’eau en tant que milieu naturel vivant, pour y maintenir ou y restaurer la qualité des écosystèmes aquatiques.

 

En 1995, par décret, le Parlement wallon a reconnu l’eau, ressource renouvelable, comme patrimoine commun. C’est un nouveau point de départ …